Le projet
La zone d’étude du projet de Laudun-l’Ardoise s’étend sur près de 14 hectares, au sein du site industriel d’Owens Corning, sur lesquels ont été réalisées toutes les études. Une fois les états initiaux finalisés et les enjeux du site identifiés, la configuration du projet, associée aux mesures d’évitement, de réduction, d’accompagnement et de suivi à mettre en œuvre, permettra une intégration et une compatibilité optimales du projet dans l’environnement étudié.
La zone d'étude
La zone d’étude se situe sur deux sites distincts :
Une installation de stockage de déchets (zone Nord), destinée au seul stockage des déchets de fibres de verre d’Owens Corning, qui date de 1995. Dans le cadre de la cessation d’activité de cette décharge, des panneaux photovoltaïques seront installés afin de réhabiliter le site. Par ailleurs, les déchets sont recouverts par une couverture étanche. Afin de garantir son intégrité et son étanchéité, l’ancrage des panneaux se fera hors sol, avec des longrines en béton par exemple.
Un « bassin de compensation » (zone Sud), construit à la suite de la mise en place d’une digue qui protège le site industriel d’Owens Corning d’éventuelles inondations. Afin de respecter le zonage et le règlement du Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) de la commune, les panneaux photovoltaïques installés dans ce bassin seront surélevés (voir rubrique « Risque inondation).

LES ETUDES
Étude d’impact environnemental (EIE)
L’étude d’impact environnementale, pour laquelle le bureau d’études Auddicé environnement a été sélectionné, regroupe l’ensemble des études citées ci-dessous. À celles-ci viennent s’ajouter une étude des milieux physiques et humains. Ces dernières prennent en compte l’évolution démographique, industrielle, agricole, paysagère, la dynamique du territoire, ainsi que les évolutions climatiques et économiques.
L’étude d’impact se distingue en deux phases :
La première correspond à une photographie à l’instant T, soit un état initial ;
La seconde mettra en relation l’état initial avec le projet et le choix de variantes, afin de définir les impacts et les mesures du projet.
Ensoleillement
Le productible spécifique étudié dans le cadre des premières estimations techniques du site est de 1 492 kWh/kWc/an, déterminé en tenant compte de l’hypothèse de l’utilisation de modules bifaciaux.
Les études d’ensoleillement et, plus généralement, les analyses de productible du projet, sont effectuées en interne par notre bureau d’études.
L’ombrage provoqué par les lignes électriques haute tension qui traversent les deux sites a été pris en compte dans cette simulation.
Étude naturaliste
L’étude naturaliste est réalisée par le bureau d’études spécialisé Ecoter, dès 2022. L’objectif de l’étude est d’observer, pendant un cycle biologique complet, l’ensemble des activités liées à la faune et à la flore.
Au total, 4 jours sont dédiés à l’étude de la flore et des habitats naturels, 5 jours et 1 nuit sont dédiés à l’étude des oiseaux, 1 jour et 2,25 nuits (et 120 heures d’écoute) sont dédiés à l’étude des chiroptères, près d’une journée (212 jours avec pièges photographiques) est dédiée à l’étude des autres mammifères, 3 jours sont dédiés à l’étude des reptiles, 2 nuits à celle des amphibiens, et 3 jours à celle des insectes et autres arthropodes.
Le rapport transmis à la fin de ces 12 mois d’étude permet de dresser un état des lieux du contexte environnemental sur lequel VENSOLAIR se base pour définir un projet respectueux des enjeux identifiés.


Étude paysagère
Dans le cadre de l’étude d’impact environnemental, une étude paysagère est menée.
Cette dernière met en avant le fait que le secteur d’étude est placé au cœur d’une zone industrielle positionnée en bord de Rhône. La zone industrielle de Laudun-l’Ardoise est dessinée en verticalité par des grandes cheminées, des lignes haute tension, ainsi qu’un château d’eau. Il se dégage donc de la zone d’étude une impression majoritairement industrielle. À ce titre, la ZIP, dans son état initial, s’intègre au cadre paysager et dispose d’un enjeu faible au regard du paysage, du patrimoine et du tourisme.
Des photomontages sont en cours de réalisation pour illustrer l’impact visuel du projet photovoltaïque, sur la décharge et sur le bassin.
Raccordement électrique
Les enjeux liés au raccordement sont d’une importance capitale pour la réussite des projets photovoltaïques. L’hypothèse retenue, dans l’attente des préconisations d’ENEDIS, est un raccordement en piquage sur une ligne HTA qui passe à proximité du site, sur le réseau du poste source ARDOISE.
Relevé topographique
Dans le cadre du projet photovoltaïque de Laudun-l’Ardoise, la société spécialisée SINTEGRA est intervenue.
Risque inondation
Le projet photovoltaïque de Laudun-l’Ardoise respectera les prescriptions du Plan de Prévention du Risque Inondation de la commune de Laudun-l’Ardoise.
Dans le bassin de compensation, les panneaux seront surélevés de manière à être au-dessus de la cote des Plus Hautes Eaux (PHE). Dans le bassin et sur la décharge, les locaux techniques, notamment les postes électriques, seront légèrement surélevés grâce à des talus, afin de respecter les prescriptions propres à chaque zonage du PPRI.
Par ailleurs, le bureau d’études Hydratec a été missionné afin de réaliser une étude hydraulique 2D (étude des hauteurs d’eau atteintes en cas de crue dans les hypothèses du PPRI et des vitesses atteintes) pour la Cèze et la Tave. Cette étude conclut à la compatibilité du projet photovoltaïque avec le risque Inondation pour la Cèze et la Tave.
À venir
